Notre histoire
Au début du XXe siècle, dans les montagnes du Kurdistan, un homme du nom de Yadin Mehmud Ebas — que tout le monde appelait simplement Yado — est devenu l'une des figures de la résistance kurde de 1925. Originaire de la région de Bingöl (Çewlîg), il a pris la responsabilité du front d'Elazığ (Xarpêt) pendant le soulèvement mené aux côtés de Cheikh Saïd. Lorsque le mouvement s'est effondré sous la répression, Yado n'a pas déposé les armes. Il a poursuivi seul, pendant des années, une résistance de montagne — se déplaçant de sommet en sommet, de vallée en vallée, jusqu'à l'exil en Syrie (Sûriyê), puis le retour clandestin sur ses terres.
Il n'existe pas de biographie officielle de Yado. Son histoire nous vient des récits transmis de génération en génération, des poèmes que les dengbêj — les conteurs kurdes — ont chantés sur lui, et des rares travaux d'historiens qui ont recueilli la mémoire de ceux qui l'ont connu. C'est une histoire fragmentaire, comme le sont souvent les histoires qu'un peuple sans État a dû préserver de bouche à oreille plutôt que dans des archives officielles. Mais c'est précisément cette fragilité qui rend sa mémoire précieuse : elle a survécu parce que des femmes et des hommes ont refusé de l'oublier.
Ce qu'il représente
De ce que l'histoire nous a transmis de Yado se dégagent des valeurs simples et universelles :
- La fidélité à une terre qu'on refuse d'abandonner.
- Le courage de continuer seul, quand la cause semble perdue.
- La dignité, jusque dans la défaite.
- Un attachement inconditionnel à une communauté et à une mémoire commune.
Ce ne sont pas des qualités que nous inventons pour les besoins d'une marque. Ce sont celles que les chants et les récits populaires kurdes attribuent à cet homme depuis près d'un siècle.